La Surqualification, ce mal inconnu.

14 Juillet 2021

En voulant recruter un mouton à 5 pattes pour un poste qui ne l’exige pas, un employeur prend des risques. En effet, un salarié sous exploité par rapport à ses compétences va finir par s’ennuyer : c’est le fameux bore-out.

Une surqualification du savoir-faire …

Selon une étude menée par Opinion Way et Monster, 24 % des salariés de moins de 30 ans se sentent surqualifiés au travail, c’est à dire qu’ils possèdent plus de compétences et d’expériences que ce qui est requis pour l’emploi qu’ils occupent.

L’investissement d’un salarié surqualifié risque de s’amoindrir. Il a de fortes chances d’être insatisfait de la rémunération proposée, qui ne correspond généralement pas à ses diplômes ni à ses compétences. Il pourra fuir à la première offre d’emploi qui correspond vraiment à ses qualifications.

Attention donc à la tendance du « toujours plus », comme c’est le cas d’ailleurs dans d’autres domaines. Lorsqu’on achète une voiture par exemple, on aura tendance à vouloir un modèle suréquipé, avec toujours plus d’options. On sait pourtant pertinemment qu’elles ne seront pas toutes utiles par rapport à l’usage que l’on aura de notre futur véhicule...

Il s’agit donc pour l’employeur de bien réfléchir aux compétences recherchées pour un poste donné, en restant au juste nécessaire. Cela commence dès la rédaction de l’offre d’emploi, qui doit être réalisée en toute transparence. Pendant les entretiens d’embauche, veillez à bien cerner les candidats et leurs compétences pour ne pas « gâcher » leur potentiel avec un job en dessous de leurs acquis.

… mais aussi du savoir-être !

C’est exactement le même principe avec les soft skills. Prenons l’exemple du recrutement d’un commercial. Dans certains secteurs d’activité, les demandes entrantes de clients sont nombreuses et les commerciaux ont un rôle d’accompagnant plutôt que de négociant.

Un commercial très doué en communication, négociation et persuasion, se sentira floué si sa capacité de négociant n’est pas mise en avant. Attention à ne pas recruter une personne sur des critères que le poste ne requière pas, ou d’être dans une logique du “au cas où”.

Mais peut-on réellement mesurer le savoir-être pendant le processus de recrutement ?

La réponse est Oui ! Que ce soit via des outils d’évaluation de soft skills, des mises en situation, des tests de savoir-être. Pour être pertinents, ces outils doivent cependant être liés au type de poste proposé.



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